Pour faire le point sur ma vie

Pour t’aider dans ton cheminement personnel, voici quelques questions qui vont t’aider à relire ta vie, à y trouver la présence de Dieu à tes côtés, à y discerner l’appel qu’il t’adresse…

Tu peux les prendre comme elles viennent ou en choisir seulement quelques-unes. Ce qui compte c’est d’aller à ton rythme pour relire ton histoire : l’histoire de cet amour de Dieu pour toi. Peut-être est-il bon de garder la trace de ce chemin : tu peux noter sur un carnet tes réflexions ou les questions qui te viennent à l’esprit. A l’occasion, en parler avec ton accompagnateur ou les reprendre au cours d’une retraite.

  • Mon travail
  • Là ou je vis...
  • Mes loisirs
  • Ma vie de famille
  • Mon expérience de Dieu
  • Amour et amitié
  • Homme et femme...
  • Mon corps
  • Ma place dans l'Eglise

J’étudie, je travaille

Mes études, mon travail : les ai-je choisis ? Ont-ils du goût pour moi ? Me permettent-ils d’évoluer ? De mieux me connaître ? Comment est-ce que je m’imagine dans dix ans ? Si je suis au chômage, ou si j’ai connu des échecs, y a-t-il une personne de confiance à qui je peux demander conseil ?

Au fait, vas-tu de l’avant avec tes compétences ?

“Trouver une formation et un emploi ne peut se faire qu’en regardant le monde en face, tel qu’il est, et non comme nous le rêvons. Pour moi, cela a commencé par “Connais-toi toi-même”. Je crois que je suis en train d’unifier ma vie, car, progressivement, mes occupations diverses tendent vers un même but… Et je crois que ça n’aura pas de fin.”

La générosité qui anime votre cœur

“Prenez soin de perfectionner sans cesse vos qualifications professionnelles, afin d’exercer votre métier avec compétence, et, dans le même temps, ne négligez pas d’approfondir votre foi, qui illuminera toutes les décisions que vous aurez à prendre pour le bien de vos frères, dans votre vie personnelle et dans votre travail”. Jean-Paul II, jeudi 21 août 1997, JMJ, Champ de Mars

Au fait, ce cadre de vie, que dit-il de toi ?

Mon cadre de vie : qu’est-ce que j’en pense ? Y suis-je à l’aise ? Est-ce simplement une “piaule” ou est-ce un vrai “chez moi” ? Est-ce que j’aime m’y retrouver en paix ? M’aide-t-il à travailler et prier ?

“Où demeures-tu ?”

Après le baptême de Jésus, Jean-Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Regardant Jésus qui passait, il dit : “Voici l’Agneau de Dieu.” Les deux disciples entendirent cette parole et ils suivirent Jésus.

Celui-ci se retourna, vit qu’ils le suivaient, et leur dit : “Que cherchez-vous ?” Ils lui répondirent : “Rabbi (c’est-à-dire Maître), où demeures-tu ?” Il leur dit : “Venez, et vous verrez.” Ils l’accompagnèrent, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers quatre heures du soir.

Jn 1, 35-39

Les loisirs m’aident à respirer, à vivre. Quel temps j’y consacre ? Quelles personnes j’y rencontre ? Quel argent j’y mets ? Comment est-ce que je choisis mes loisirs ? Est-ce une compensation ? Un lieu de responsabilités ? Ai-je des activités de groupe ?

Au fait, donnes-tu du temps aux autres ?

Je n’ai pas choisi ma famille, mais elle me façonne énormément.

Quels événements m’ont marqué (déménagement, naissances, deuil, chômage) ?

Avec mes parents, quels échanges, quelles connivences ? Quelles incompréhensions ? Une vie parallèle ou partagée ?

Avec mes frères et sœurs : comment je les vois ? Comment je me situe ?

Ai-je des relations privilégiées avec d’autres membres de la famille ?

Au fait, as-tu “coupé le cordon” ?

“Avec deux autres jeunes, Thierry a volé des alcools dans un supermarché : “Quand mes parents l’ont découvert, ils ont longuement parlé avec moi. Ils m’ont fait comprendre la gravité de mon geste et m’ont convaincu de dire la vérité à la police. Quelques mois plus tard, ils m’ont accompagné au tribunal. Une fois surmonté ce moment difficile, il y avait entre nous un profond sentiment de paix. Le juge, en voyant notre comportement et le soutien que me donnaient mes parents, n’a prononcé aucune condamnation. Un peu plus tard, mes parents m’ont demandé en quoi je croyais. Je leur ai répondu : Je crois en l’amour, parce que je l’ai vu en vous.”

Petit rappel : qu’est-ce que la famille ?

“La famille, communauté de personnes, est la première “société” humaine. Elle naît au moment où se réalise l’alliance du mariage, qui ouvre les époux à une communion durable d’amour et de vie ; elle se complète pleinement et d’une manière spécifique par la mise au monde des enfants : la “communion” des époux fait exister la “communauté” familiale.”

Jean-Paul II, Lettre aux familles, 7

Souvent, une expérience de la rencontre du Seigneur a pu être décisive. Une rencontre que je peux dater ou bien un chemin dont je prends conscience petità petit. Cette présence de Dieu s’affirme et prend corps au fil du temps.

Ma prière : à quoi ressemble-t-elle ? Communautaire, solitaire, silencieuse ? Louange, adoration, supplication, coeur à coeur ? Un cadeau de Dieu ?

Les sacrements que le Christ nous donne : quelle place je leur donne dans ma vie ? M’aident-ils à progresser dans la foi ?

La Bible : est-ce que je l’ouvre ? Quels sont les passages que j’aime bien ?

Y a-t-il des paroles, attitudes ou gestes de Jésus qui me parlent ?

Au fait, quelle place fais-tu à Dieu dans ta vie ?

Tard je t’ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, tard je t’ai aimée ! Mais quoi ? Tu étais au-dedans de moi, et j’étais, moi, en-dehors de moi-même. Et c’est au-dehors que je te cherchais ! Je me ruais dans ma laideur sur la grâce de tes créatures. Tu étais avec moi, et je n’étais pas avec toi … Tu m’as appelé, et ton cri a forcé ma surdité ; tu as brillé, et ton éclat a chassé ma cécité ; tu as exhalé ton parfum, et je l’ai respiré, et voici que pour toi je soupire.” Saint Augustin (Les confessions).

 Si …

“Si tu vas au bout du monde, tu trouves le trace de Dieu. Si tu vas au fond de toi, tu trouves Dieu lui-même.”

Madeleine Delbrêl

Dieu nous a créés à son image.

Aimer et être aimé, c’est essentiel pour chacun, c’est le sens et la beauté de notre existence. Dans l’amitié ou l’amour, on donne le meilleur de soi pour l’autre.

L’amitié : quels sont mes ami(e)s ? Qu’est-ce que j’attends d’un(e) ami(e) ? Que suis-je prêt à lui donner ? Ces relations sont-elles ouvertes aux autres ?

L’amour : entre le simple lien affectif, la tendresse, le flirt, l’engagement plus sérieux, le projet durable, comment cela nous aide-t-il à grandir en liberté ?

Au fait, es-tu clair en amitié ?

“L’amour a beaucoup à apprendre de l’amitié, notamment par ses aspects de construction non passionnelle, de volonté et surtout de liberté profonde qui fait que la distance est supportée et les rêves fusionnels dépassés. […] L’amitié est plus durable que l’état amoureux, mais elle n’implique pas en elle-même le pacte d’alliance explicite, la volonté de construire ensemble non seulement une relation, un lien, mais encore une cellule sociale, une famille, un lieu où d’autres êtres seront accueillis et pourront grandir. L’amitié n’est pas un lieu institué.”

Xavier Lacroix

Savoir reconnaître en moi l’homme ou la femme.

Tout en moi en est marqué : mes attitudes, mes réactions, mes goûts, mes raisonnements. En accepter les grandeurs… et les limites.

Avec les filles (ou avec les garçons), suis-je à l’aise ou pas ? Est-ce que j’éprouve plaisir ou désir en leur présence ? Est-ce que je pense au mariage, à une vie donnée dans le célibat ? Qu’est-ce qui me guide vers un tel choix ?

Au fait, être chaste, qu’est-ce que cela signifie pour toi ?

” Partenaires semblables et non identiques.

En présence de la femme qui vient d’être créée par Dieu et de lui être donnée, non comme une servante mais comme un vis-à-vis et une partenaire, l’homme naît à la parole. La première parole humaine surgit de cette confrontation : “Voici cette fois l’os de mes os et la chair de ma chair” (Gn 2, 23).

Reconnue à la fois même et autre, semblable et non identique, la femme rend l’homme humain en l’ouvrant, par l’accueil de la différence, à l’émerveillement. L’homme devient homme par l’admiration qui le sort de lui-même pour l’ouvrir à l’autre, à la relation, à la communion. Là enfin, le cri animal se fait parole humaine, presque prière.” 

P. Jean-Noël Bezançon

Je suis corps autant qu’esprit. Mon corps m’inscrit sur cette terre, je m’exprime à travers lui. Il est précieux, avec ses exigences et ses limites.

Que signifie pour moi respecter mon corps ? La forme physique est-elle importante pour moi ? Est-ce que je vis plutôt dans ma tête ?

Mon corps est langage : il me révèle, à travers mon comportement, ma démarche, mes vêtements.

En ai-je conscience et est-ce que j’en tiens compte ? Suis-je bien dans mon corps ? Est-ce que je m’accepte comme je suis ? Quelle estime ai-je de mon propre corps ?

Au fait, portes-tu un masque ?

“Les médias placent souvent le corps et le plaisir au centre de toutes les préoccupations, mais de façon très superficielle. Certes, le plaisir aide à valoriser le corps, mais si on en fait un absolu, il ira jusqu’à le détruire.

Aujourd’hui, l’Église est l’une des rares institutions qui défendent le corps dans son intégralité, et par là même, la personne humaine. C’est d’ailleurs la vision personnelle de Jean-Paul II, forgée quand il était jeune prêtre : il intervenait pour l’éducation à l’amour des étudiants de Cracovie, puis par l’étude de la mystique et de la philosophie. Cette dernière nous montrait déjà avec Platon, dans le “Banquet”, que tout commence par la découverte de la beauté du corps pour déboucher sur Dieu. L’histoire de l’amour et de la grande œuvre de Dieu se déroule dans le corps, dans l’incarnation. Les questions éthiques et morales ne sont qu’une conséquence de cette vision de l’homme.”

Stanislav Grygiel, philosophe

Jésus a voulu rassembler ses disciples et en faire un seul corps, l’Église. Cela n’a pas de sens de vivre sa foi en solitaire.

Suis-je en lien avec une communauté de chrétiens ? Comme consommateur ou comme acteur ? Qu’est-ce que je reçois, qu’est-ce que j’apporte aux autres ? Comment s’exprime mon appartenance à l’Église ? Ce que vit l’Église trouve-t-il une résonance en moi ?

Au fait, ton attachement à l’Église est-il confiant ?  

“Souvenirs, rupture et redécouverte…

Comme beaucoup, je n’étais encore qu’un tout petit enfant lorsque j’ai été baptisé. Commençait alors une sorte de procédure que l’on m’imposait : catéchisme, première communion, profession de foi. Je ne dis pas que ce déroulement était mauvais, mais je crois que, quelque part, je ne le comprenais pas.

Et puis, un beau jour, je me suis arrêté de croire. Pendant de longues années, j’ai refusé Dieu, l’Église et tout son “folklore”. Tout cela semblait irrationnel. En classe de seconde, j’ai rencontré celui qui allait devenir mon meilleur ami : Pascal. Lui était croyant et s’investissait dans une aumônerie. Il m’a fait découvrir un lieu où l’on peut se réunir et rencontrer d’autres personnes, différentes, et parler de Dieu. Un beau jour, Emmanuel, ami de Pascal et responsable de cette aumônerie, m’a demandé si j e voulais devenir animateur et m’occuper d’un groupe de jeunes de 5ème. J’ai accepté. Durant deux ans d’animation, j’ai redécouvert le Christ.”

Hervé.